
Samedi 15 novembre 2025
FENIDEG
Et la première ville Marocaine après la frontière.
Elle parait petite pourtant,c’est un carrefour économique important.
Elle à un grand bazar où sont vendus les produits manufacturés venant d’Europe et de chine. Par l’enclave de Ceuta.
Habits, chaussures, linges de maison etc
Les commerçants de tout le Maroc viennent si ravitailler.
Un marché vivrier, les habitants de Ceuta passent la douane. Poissons, viandes, fruits et légumes y sont deux à trois fois moins cher. Et un souk hebdomadaire le dimanche.
Aujourd’hui, nous sommes le vendredi « juma ou Jama, » jour de la prière, le dimanche pour nous.
C’est pour cela que tout est fermé.

Un marché
Le chat qui s’amuse avec une patte de poulet
Les mouettes….
Quatre photos et une vidéo du marché vivrier de FENIDEG ou je suis allé prendre le petit déjeuner, avant de sauter dans un taxi pour TÉTOUAN.
Je n’ai jamais aimé cette ville. Les magouilleur de chit sont agressifs.
J’ ai vécu une chose, je ne voudrai pas que cela me porte préjudice. Je vous le raconterai à la sortie.

Pains marocains dans les rues de la ville




Je remonte la route de Tétouan à Chefchaouen par étapes, je vous invite à la découvrir.
Le premier stop est au village de Zinat.
Il y a bien longtemps au bord de la route un aveugle vendait des oignons et du Kif
Son nom est Lamoum.
Je lui disais :
– Et Sidi comment vous faites pour hacher le Kif sans vous couper les doigts ?
– ha ha! français
Ce n’est pas moi.
Si il était dans l’obscurité, son ouï était super développée. De loin je saluai, il reconnaissait aussitôt ma voix.
– Hé français regarde, j’ai toujours mes doigts.
Ha!ha!
Il me montrait ses paluches.
– Français sort ce que tu as dans ta poche.
Nous restions, parfois en groupe à discuter.
« Le patron du café m’a dit, que Lamoume était toujours vivant. Toutes les fins d’après midi il venait dans le café en face du sien.
Je voudrais savoir s’il reconnaîtrait ma voix.
30 ans plus tard…
Le barrage sous Zinat se nomme Chérif Edrisi.

Voici Lamoume
Je n’ai pas pu le surprendre, la moitié des anciens du village m’ont reconnu, et lui avait dit.
Je suis resté avec eux, discuter des temps anciens.
Ne voyant pas de bus venir. À pied, j’ai poussé jusqu’au café de el Adje à 3 kms.
Le chat aux yeux bicolores, il a peut-être trente ans….


Je suis au café de el Adje.
Aujourd’hui il appartient à un Belge.
Ce n’est pas celui de mes doux souvenirs, ou avec Christiane nous avions passé une Saint Valentin avec les habitants du coin.
Ils avaient organisé une soirée avec musiciens, danseuses, et un repas.
Nous avions été conviés à la partager.
Pour que vous le comprenez je vais le présenter en vidéo
Je suis allé sur la rive du barrage « Nakhla« pour pêcher, chercher des fossiles de coraux ou d’éponge . A un point précis, sur la retenue.
En suivant les traces des animaux, sachant ou je voulais déboucher j’y suis arrivé pile poil dessus.
Ce magnifique arc en ciel a apparu à l’instant où je partais.

Ruché fait d’écorce de chêne liège.
J’ ai ramassé quelques fossiles. Je me suis mis à pêcher tout en remontant vers l’embouchure du réservoir.
J’ ai raté un black bass.
Je lisais un message d’……
.. c’est l’oreille écoutant mes doutes, l’îlot de quiétude quand j’ ai les vagues à l’âme .
Mes yeux se porte sur le sol là toute un gisement s’étale devant moi, d’habitude ils sont de petit diamètre, là il y a un gros.
Je le prends, au café ils ont en exposition des refontes de verre. « promis demain je vous expliquerais « .
Le patron étant là. Effectivement il est belge.
nous avons regardé sur Google lens .
Ses réponses étaient erronées.
Je lui propose de faire un peu de film pour le blog.
-Vous pouvez cela me fera de la pub.
Si vous désirez vous pouvez rester ce soir.

Barrage de Nakla
Vers l’amont


Les petits coraux ou éponges.

La plus grosse

En haut fragment d’ammonites, en bas un bout de corail.

Le retour par la forêt de sapin.
Petit aperçu, de l’ex café de d‘El hadj.
Renommé le balcon du Set Nakhla, (Set,veut dire barrage)
L’extérieur.
L’ intérieur avec sa petite cheminée
Le balcon panoramique avec vue sur le barrage
Un espace jeux pour les enfants
Et un jardin d’agrément.
L’ intérieur demain au jour.

Lundi 17 novembre 2025.
La rivière de mes délits.
Le terrain allant jusqu’à la rivière,et le stade appartient à l’Aiachi. j’ ai appris qu’il était décédé il y a une ou deux années de cela.
Souvent il venait au café. Nous bavardions.
Sa mère gardait le bétail, entre la route et la rivière je passais la saluer
Et lui offrir du poisson.
Tout a changé. Les bons moments restent
Que j’aille à droite ou à gauche j’entends et Meur Gil (c’est comme cela qu’il me nomme) tu te souvient pas de moi.
Moi non.
Mais eux clairement même 40 ans après « des que la pluie s’arrête je reprends la route.
Ici tout a changé.
La maison que l’on voit en début de vidéo, est la demeure de l’Aiachi , la route faisait une épingle, la où est le talus cimenté maintenant, jaillissait une source l’Anasar Djeu « l’eau qui ouvre l’appétit ».
Face à celle-ci une habitation attenant à un minuscule café.
Une année j’ y suis resté trois mois.
J’allais pêcher les black bass.
Aux gens de passage je leur cuisinais.
Fréquemment, les gendarmes passaient et me demandaient de leurs préparer un repas.
Si je n’avais rien, ils contactaient leurs collègues ou stop aient un taxi.
Dans la demie heure tout était là.
Pendant qu’ils faisaient la circulation.
Je me mettais aux fourneaux.
Ils ont toujours cru que je chassais les étrangers pour les monter à la montagne.
S’ils avaient su que je braconnais.
Je posais des hameçons doubles à épingle avec un vif au bout.
Parfois j’ en avais tellement pris, j’en vendais des frais aux Marocains, qui venaient boire un thé.
Certains jours je gagnais 3.ooo dh soit 2.000fr.
Avec cette argent engrangé je me suis promené

Au stade

Toujours le lundi 17. « Au garde forestier ».
Ce n’est plus un minuscule café et deux maisons c’est presque un hameau.
Hier, je vous parlais de refonte de verre.
Voilà d’où elles proviennent.
Aux Justice, au bord de la départementale il y a les vestiges d’un vieux four à chaux.
Voici comment il fonctionnait
En un, il était chargé de pierres ramassé dans le lit d’un cour d’eau.
Par dessous remplies de bois, une fois allumé, durant plusieurs jours on l’alimente en combustible.
Le carbonate de calcium ce transforme en chaux.
Et la refonte de verre me diriez-vous ?
Au moment de bâtir le four les cailloux utilisés sont couverts de sable.
À plus de 1200° la silice contenue dans celui-ci fond.
Voila d’où elle provient.
On alimente le foyer pendant plusieurs jours
On sort la chaux cuite, il faut la trier pour ôter les impuretés.
D’où les refontes.
Les refontes

Nous arrivons au terme de ces trois jours « du samedi 15 au lundi 17 novembre 2025 » dans mon passé. Sur la nationale Tétouan à Chefchaouen.
Un ultime retour plus ancien.
En 1982 et 1983.
Avec les jeunes du Rif , nous arpentions le long de cette route.
Les étrangers me voyant en leurs compagnies prenaient confiance et s’arrêtaient plus facilement.
La plus part du temps dans la journée nous trouvions des personnes.
Les jours ou il n’y avait aucune rencontre.
Nous revenions à l’ Arba de Beni Asan à l’arrière de la Mosquée.
Se trouvait un four à pain, son dessus était aménagé en mezzanine. Au chaud on y passait la nuit.
Chacun des parties pour le service rendu me donnait de l’argent.
Ce qui m’a permis de voyager six mois.
En décembre 1982, j’ai fais une boucle: Maroc, Algérie, Mali, Burkina Faso, Togo, Bennin, Niger, Algérie, Espagne, et retour au Maroc en juin 1983
Tout cet été, je le passerai avec les jeunes Rifiens.
Pendant un an, je vais parcourir le Maroc. Du nord au sud d’Ouest en Est et bien sûr le centre.

La mosquée de l’ Arba de Beni Asan.
Pour être en règle avec la loi.
Tout les trois mois je sortais deux jours à Ceuta ou à Melia, l’ autre enclave Espagnol au Maroc .
Et voilà ce mardi 18 novembre je suis à Chefchaouen
Mardi 18 novembre
L’ancienne église Espagnol, vu du parc à deux pas de mon hôtel


l’entrée de la ville ancienne.
de Chefchaouen
rues animées


Et surtout ces ruelles là, qui attirent les voyageurs
Attrapes touriste.


Même moi je me suis fait baladé par un guide

La source de Chefchaouen
Thé fait sur du sable à la façon Sahraoui.
L’oued Chefchaouen sa résurgence

Sa Casbah
De Chefchaouen sur la colline en face on voit une mosquée .
Avant elle était à l’abandon.
Elle a été réhabilité. Un grand chemin y mène.
Les Chaoui la nomme la mosquée des Espagnols.
Son vrai nom est Djama Bousafar.
J’ai fais le chemin avec un jeune Marocain de Rabat.accompagnée d’une Anglaise venue pour le mois remplacer un professeur d’anglais à Rabat .


Le retour des Hébreux au Maroc.
Je rigole ceux-là ne sont jamais parti.

Chaouen, Vue de la mosquée.

Le jeune Marocain
Pour l’album


La carte postale.
Fin du mercredi
Dans la plupart des villes la place centrale devient un mini Parc d’attraction pour les enfants.
