du jeudi 25 décembre au 31 décembre 2025

Jeudi 25 décembre 2025

L’oued Tessaout.
Le plus court pour aller à Youssoufia.
C’est de passer par Ben Guerir
Je pars avec la bruine, j’ai 205 kms à faire.
Je dois allé jusqu’à El-Kelaâ-des-Sraghana, à 80kms au Nord Est de Marrakech.
En passant par Fakih-B,Salah et le Souk-Sebt-des-Oulad-Nemâa.
En sortant du café dans lequel j’attendais le bus.
J’ai oublié mon bonnet.
Au départ la campagne est toujours aride. Par endroits là où il est possible d’irriguer quelques oliveraies.
Puis à partir de Fakih-B
Plusieurs grandes rivières se rejoignent. »dont l’Oued Tessaout« , formant de larges plaine.
Sillonnées par tout un système d’irrigation.
On voit à un moment serpentant les flancs de la colline le canal principal il vient du barrage de B-El-Ouidane (ce ne sont pas les jolies oreilles d’âne).
Des fruitiers et du maraichage à perte de vue.
Ils cueillent fèves et petit pois fin février.

Des champs entiers sont décimés par une maladie.
Puis entre El-Kelaâ-…et Ben Guerir recommence la partie aride, elle est labourée pour y semer du blé.
Sur notre droite à 15kms avant Ben Guerir nous passons devant une immense brèche.
À Ben Guerir en quittant le bus je m’apercois que mon porte monnaie est resté sur le siège.
Je remonte, il n’y est pas, un des passagers l’a trouvé.
J’aurais du bloquer le bus, et menacer d’appeler la police.
Sous la pression du placeur, il voulait repartir au Kelha…
Je ne l’ai pas fait.
Celui ou celle qui là mit dans ses fouilles a gagné 12 ou 15€.
Le prix de la chambre à l’hôtel face à la gare de train.

Vendredi 26 décembre 2025

Au grand rond point je prends un transport pour El Kelah
Je sais où je veux m’arrêter.
Hier j’ ai vu le lieu en passant.
Arrivé au point voulu je traverse la route.

Pour me retrouver surplombant un champ d’exploitation.
Si profond la voiture et la machine à forer(un confettis vu d’ ici).
Le grand canyon « je ne l’ai pas vu mais j’ai vu de son pont le canal de Corinthe entre
La péninsule Grec et le Péloponnèse.
À voir !
-Prenez du temps pour compter les strates .

La dedans y a de quoi fouiller.
Certaines de ces strates regorgent de fossiles.
Je ne me vois pas y descendre.
Déjà Par où y accéder.
Je débarque mon petit marteau à clouer, les agrafes de cadres achetées au marché aux puces d’Oued zem 1,50€.
-Bonjour messieurs vous ne pourriez pas stopper le chantier quelques heures, le temps de jouer au géologique.
-Mais avec plaisir, je fais venir le géologique avec une équipe.
Il saura où les faire creuser.
-Merci c’est super.
-Pendant ce temps sur l’hayon du pick-up vous n’aurez plus qu’à les trier.
-Génial !
Les plus belles vous les conserverez.
Je prendrai deux ou trois petits et jolie exemplaire.
C’est surtout le plaisir de chercher.
-Monsieur après nous vous invitons à manger à la cantine.
Une de nos voitures vous déposera devant votre hôtel .
Revenons à la réalité.

Tout les tas du côté du Rift.
Et de l’autre côté, lorsque j’aurai traversé la route.
Ne sont que terre argileuse, silex, rien ne pouvant contenir des fossiles.
Au loin je vois des montagnes de remblais.
Et aussi le haut Atlas de Marrakech tout blanc.
Par le plat champ de rocailles je m’en approche.
J’ aboutis à une piste entrent en descente dans une carrière.

La large piste entrant dans la carrière.

Branche de Corail fossilisé

Dans la coupe de gauche je vais faire une première découverte.
Posé sur un blogue une magnifique branche de Corail.
Au tour des dizaines de fragments sont dispersés sur le sol.
Je pénètre à l’ intérieur d’une vingtaine de mètres.
À l’horizontale s’ouvre un banc d’exploitation

Dent de ?

Le banc étant partagé en deux par le point d’entrée.
Je prends à droite, le sol a été aplani par les machines.
En gardant le même côté, je vais jusqu’à la coupe.
Afin de faire comme à Boujniba.
Je règle ma vision.
Dans mon cerveau j’ouvre le classeur, contenant toutes les informations concernant la géologie.
Et débute le balayage.
Mon I.A. se met en fonctionnement.
Par elle très vite je détecte une première dent, elle est longue et rectangulaire.
Puis là et là!
Elles sont de requins .
Sur la partie plate ils ont décaissé au niveau de la couche fossilifère.
En contenant en grande quantité.
Elles appartiennent à plusieurs espèces de poissons.
Je n’ai plus qu’à le scruter lentement.
Sur le bord et au fond dans les tas de terre rouge, déposés par les engins.
c’est la couleur du sol

Un des tas en contenant.

Du regard je fais le tour du monticule, je vois celles contenues en surface.
Puis je creuse l’intérieur.
Ce rectangle, je vais le passer au peigne fin durant quatre heures. Sans m’en rendre compte.

Le côté gauche.

Il est tard je n’ai pas regardé ce côté.
Il est plein de tas terre, extraite ailleurs, déposée là.
Elles regorge de fossiles.
De toutes sortes.
Elle a été fouillée,il en reste beaucoup.

Ma prospection.

En sortant j’ai étalé sur un plastique ma trouvaille.
Nombreuses sont cassées.

Le champ de pierres.
En récupérant la branche de Corail.
En suivant des yeux le dépôt gris contenant les débris de coraux,
J’en déduis que c’est la pointe du récif corallien.
Le reste est sous le champ de rocailles.
À ce niveau était la plage il y a 50 ou 60 millions d’années.
Je retraverse le reg.
Pourtant on voit les traces des sillons, ils y sèment du blé.
C’est une céréale.
Cette céréale n’a pas besoin d’eau, qu’à des moments précis.
Pas plus

Ces fruits ressemblant à des melons poussent dans le régions arides, ils sont toxiques.

Je retraverse les monceaux de pierres pour rejoindre la route.

La pluie arrive.
Sous le regard menaçant de l’orage.
Je chemine en attendant une chariote.
Un homme m’a monté en selle sur son équidé à deux roues.
Il me dépose au portail de l’ usine de phosphate.
Dans l’instant un grand carrosse m’attrape.
Il se met à pleuvoir des cordes.
Le cocher me dépose sans obligeance.
Au porte d’un restaurant du marché central.

Le coulue
Dans lequel je mange à moi seul une tajine pour deux ou trois personnes.

Vue d’une des trois éponges

Dans une boutique de téléphonie, j’ai fait collé un film protecteur sur l’écran du téléphone.
Je le manipule tout le temps.
Dans mes poches c’est le bazar.
Je n’ai pas toujours les mains propres.
Avec le marchand nous nous sommes mis à discuter des vestiges d’animaux marins contenus dans les roches phosphatées.
Je propose de lui donner la branche de Corail fossilisée.
Il l’a accepté.
Avant je veux la nettoyer.
À l’hôtel je commence à la frotter.
Je m’arrête les petits grains de sable gris lui donnant du cachet tombe.
C’est surtout la nouvelle découverte que je fais.
Elle est posée sur trois éponges.
J’ai fait un croquis pour expliquer au commerçant où elles sont.
J’en déduis que la faune de ce récif corallien sont morts dans la même période.
La branche de Corail c’est cassée.
Elle est tombée sur les éponges, ensembles ils se sont fossilisés.
Nous les retrouvons soixante millions d’années plus tard toujours unis.

Celles gardées après le tri.

Os et vertèbres.

Bonjour !
d’Essaouira

Bonjour Jérôme
Dis à la Chat 🐈 G.P.T
Moi aussi je coince la bulle, et
ça gaze.
Chaouail

Samedi 27 décembre 2025

l’arrêt des tuc tuc à Chemaïa

« L’imprévu »

Je n’irais pas fouiller au sud de la ville.
Les anciens champs d’exploitation à l’arrière du souk tnin.
Je ne les verrais seulement que du taxi en passant devant pour aller à Chemaïa et Chichaoua.
À Youssoufia, Il n’y a qu’un hôtel .
Au réceptionniste Je demande le prix.
– 275dhs pour une personne.
– Ma réponse est un sifflement et un Hé Bé.
Voulez vous voir la chambre ?
– Non merci je fais demi tour.
Pour ce tarif c’est une suite avec home cinéma, douche et jacuzzi, les serviettes, le peignoir, le frigo et l’air inconditionnée.

Chichaoua la maison de la culture.

Un de ses parcs.

Par contre à Chichaoua au Motel.
Les chambres, la douche, la télé.
Il a de petits salons pour recevoir les familles, un espace jeux pour les enfants.
Un grand patio ombragé joliment décoré.
Un restaurant proposant de tout pas plus cher qu’ailleurs
Même une mosquée avec le Messine et le fegih.

Ses salons

Décor extérieur

Les jeux pour enfants.

En prime, Le jardin de nuit

N’est-ce-pas une belle plante ?

Dimanche 28 décembre 2025

La Jolie rencontre.

De Chichaoua à Imi-N-tanaoute il y a 80 kms A/R.
Ce doit être la sixième fois que je viens .
Sur la Michelin est mentionné le village de Meskala avec une mine de phosphate.
Aucune trace du village et de l’exploitation.

C’est un carrefour dans tous les sens du terme.
Pour les transports, ses commerçants alimentent les hameaux sur des kms à la ronde.

J’aime ce village, ses habitants sont calmes accueillants et serviables.

Je ne peux passer en quelques part sens regarder les murs lesquels qu’ils soient .
Ex…
Les pierres du mur extérieur de mon appartement sont remplies de fossiles.
Un(e) botaniste ou un(e) ornithologue ferait de même.
Ici à Imi-N-Tanaoute
Il n’y a pas un bâtiment, sans une ammonite visiblement sur les pierres de construction.
Elles furent extraite pas loin.
Où ?
C’est ce que je vais chercher le « où ».
À la sortie du bourg en direction d’Agadir.
À gauche du pont on voit un quartier isolé.
Je pars explorer ses alentours.

La piste débute à l’angle du pont à gauche.
Sur les premiers mètres côté falaise je commence à en trouver.
Une chose vient d’attirer mon attention, j’ ai eu l’impression qu’un homme sortait du rocher.
« Non l’air n’est pas frelaté ».
Trois gamins passent.
Je l’ai arrête, et tente de leurs expliquer.
– Regardez se sont des fossiles, vous les cherchez, après vous allez au pont.
Pour les vendre aux voyageurs faisant halte pour prendre des photos.

L’un d’eux va regarder un peu plus loin, il revient avec un fossile.
– Meur combien ?
– deux ou trois dhs.
– Tiens donnes moi l’argent.
– Non je ne l’achète pas vas au pont.
Il me dit en me montrant les collines à l’ arrière du quartier.
– là bas il y en a beaucoup.
Allons y.
– C’est loin.
– pas de problème on y va.
Nous passons les maisons, il part en éclaireur.
En compagnie des deux autres nous traversons un replie de la colline, il est rempli de Gypse.
(Le Gypse est un sulfate de carbone hydraté, il sert à la fabrication du plâtre en le cuisant.)

L’éclaireur revient les mains débordante de petites coquilles d’huître fossiles.
– Ils sont où là bas?
il repart.
Nous le rejoignons sur un espace en terrasse.
Les pierres et le sol en sont couvert.
Des traces de ver des coquilles d’huîtres, des ammonites, de toutes grosseurs.
Elles sont de composition tendre et se cassent facilement.
– Meur combien ça ?
– je ne l’ai achète pas.

À tour de rôle ils viennent en déposer devant moi que je trie au fur et à mesure.
Je pourrais remplir une brouette.

Ammonites laissées à même le site

Les néo géologique (Géologues)

En rentrant sur le chemin muletier, une grosse ammonite à moitié ensevelie sort de terre.
Si je reviens je la brosserai et la dégagerai.
Elle est peut être entière.

La négociation

– Meur tu nous donnes l’argent.
– Non toi.
Il tire ses poches en oreilles d’âne, elle sont vides.
– D’ accord je vous donne un dh chacun.
– Non « c’est le plus grand qui négocie. »
– Deux ou trois dhs.
– Non encore plus.
De ma poche je sors trois pièces de dix DHs, j’en donne une à chacun.
– Ca vous va !
Au sourire qu’il ont je vois que cela leur suffit.
– Qu’allez vous faire de l’argent.
Acheter des gâteaux, des bonbons, des cigarettes.
– non on ne fume pas ! on va prendre une recharge, Internet de 10 DHs

Aux premiers habitations je les ai laissé.
Je dois retourner à Chichaoua.

Une des rues du quartier.

L’homme qui traverse la montagne.

En attendant que le grand taxi se remplisse.
J’ ai le dilemne du pourquoi je ne trouve pas le patelin.
Avec les taxistes nous avons torturés Meur Google.
Il a fini par nous divulguer l’information
Les géographes de bibendum se sont plantés de lieu,

il n’est pas à Imi-N-tanaoute mais à 20 kms à l’Est d’Essaouira et à 10 au sud du talet d’Enchan.
Si demain il ne pleut pas j’irais à Meskala pour voir au moins la configuration du coin.

Chichaoua.

Mardi 30 décembre.

En voiture pour Essaouira.
À Chichaoua il y a un autre fruit cultivé à part l’olivier c’est l’abricotier.

Toujours à Chichaoua l’avenue d’Agadir

Juste passé Chichaoua commence cette zone aux arbres endémiques les arganiers.
Une très bonne chose.
Se sont les femmes qui en ont pris la gestion de a à z
Soit par association ou en coopérative.
Elles font aussi la vente de produits locaux, miel, plantes médicinales et aromatiques de la vannerie et même de la restauration.
Bravo mesdames
Vive l’émancipation.

La saint sylvestre à Essaouira.
La rue principale de la médina.

Je suis venu à Essaouira pensant qu’étant hautement touristique.
Ce soir la municipalité et les hôtels restaurants.
organiseront quelconque animation.