Troisième jour…

Têtu, Borné et « Ka mie casé » dans sa tête.
Heureusement je suis seul !
Hier lorsque les gardes m’ont sommé de rejoindre Ojén et quitter le Parc.
J’ ai fais autrement, je suis monté au col des trois sapins.
Pour ne pas installer la guitoune, je me suis niché au sec sous une corniche.
J’ ai pioncé dans le duvet, sur le matelas de piscine gonflable.il y a un petit trou tout les trois heures, je dois le regonfler à la bouche.
Je craignais qu’ils me cherchent.
La nuit c’est bien passée, quatre goûtes, les brumes couvraient et découvraient le sommet face à moi, lui donnant l’impression qu’il bouge. De même pour les nuages, s’écartant ils font surgir les étoiles, des éclaires de chaleur et une étoile filante.
Hop fini le cinéma bonne nuit les intrépides.

Avant de lever le camp. j’ai déjeuné avec le reste de lait, les viennoiseries industrielles, crade parfois elle ne sont pas cuite au cœur.
Je reviens à l’entête .
Têtu, Borné et Ka mie casé dans sa tête .

D’ici sur ma droite en contre bas je vois le G.R de la Concha il coupe un replat , sur lequel se dessine un sentier.
Je recherche toujours celui par où je venais il y a trente ans.
J’ y suis allé voir, après 20mn de descente, je l’ai atteint, et exploré sûr 500mt, il s’enfonce dans un Baranco envahie de végétations infranchissables. se ne sont que les traces de bouquetins, j’ y ai vu aussi les emprunts d’un canidé probablement un Renard.
Je suis remonté au col des trois sapins.
Là j’ aurais du m’asseoir et réfléchir deux minutes.
La Concha, je revenais de sa direction, pas faisable encore moins avec le temps prévu.
Revenir à 20mn, là ou les gardes mon viré, Ojen est à 5 kim, soit 1h1\2 au total sur de la piste.
J’optai pour la troisième solution redescendre jusqu’à Astin le premier village.
Mauvais calcul, il dévale l’arroyo avec des passages ardues, on passe du flanc à l’ intérieur du torrent asséché, il faut sauter de petites cascades d’autres sont en Via ferrata.
La cerise sur la tête il commence à pleuvoir, plus je progresse vers le bas, plus elle redouble.
De courbes en courbes je n’en vois pas la fin.
Par deux fois je me suis tordue les genoux.
Quand j’ ai vu le portail sous la pluie battante, la liberté me souriait.
Le sol était recouvert de débris de Soucoupes de ball-trap.

Sous une pluie battante, le portail indiquant la sortie du parc apparaît.
Sous mes vêtements mouillés, une douce chaleur de liberté m’ envahie.
Le sol est recouvert de débris de sous-coupe de ball-trap .
Je lève Les yeux, dans un bâtiment ouvert aux quatre vents, il me fait penser à une boucherie de souk au bled.
Quatre personnes habillées comme des Cosmonautes, eux ne risquent pas de prendre la flotte !
Ils me font de grands signes, sur le coup je les ai confondu avec les agents du parc .
Je les rejoins se sont des jeunes Européens.

Bonjour messieurs vous êtes tous mouillés, avez-vous besoin de quelques choses ?

Non merci dans mon sac mes effets sont dans des poches plastiques , la seule chose dont j’ aurais besoin est de l’ eau.
Si cela est possible j’installe ma ⛺ et je passe la nuit ici.

Je n’ ai remplacé que le haut dans le groupe il y avait une femme.
– Et vous d’où Venez-vous ?
– Nous sommes hollandais et l’ on vient de Ojen.
La tente grise que nous avons vu hier de l’ autre côté était la vôtre ?
– Oui
je leurs narre mes péripéties avec les gardes.
– Nous avons eu de la chance, nous étions en retrait de la piste.

« Ce matin ils sont passés au col des trois sapins au moment où je jouais à David Croquette.
Nous avons bavardé quelques minutes. en partant ils m’ont donné le surplus d’ eau.


J’ ai fini de me mettre au sec mon duvet et trop humide, les bourrasques font entrer la pluie.A la première accalmie je part à la recherche d’un camping ou d’un hôtel.
Le premier bâtiment en est un, un quatre étoiles.
À un homme, je demande où je peux trouver de quoi me loger ?
– À un km sur la route de Marbella vous trouverez un hôtel.

TORMENTA :
Tormenta ! sur le rocher de Gibraltar à cheval tu es Assise, regardant la Péninsule.
Sombre, ténébreuse, droite et fière tel un conne de tornade.
Ta tête devenue démoniaque, passe à toute vitesse d’un point cardinal à l’autre, entraînant ta noir chevelure, d’où en sort des bourrasques de vent, claironnant ta venue.

Toi la morena Andalouse, dans un ballet endiablé, d’une main, tu attrapes les nuages, les presses jetant les averses contenus à la volée.
De l’autre main, à grands coups d’éventail tu les ventiles, pour catapulter les rideaux de pluies loin.
De rio seco en Arroyo, de col en col, de Sierra en Sierra, jusqu’à la Nevada que tu recouvrira de neige.
Un son inquiétant surgit du profond de ta gorge.
Remontant les Barancos.
Si effrayant que la Faune en deviendrait croyante, se mettrait à prier.
La flore te supplie de retenir les éclaires et la foudre jaillissant de tes yeux, elle a eu tant de mal à s’enraciner en ce milieu hostile.
Ton pied posé sur le plancher marin du golf d’Algésiras.
Bat la mesure, soulevant la houle, quelques retours d’éventail, la transforme en tempête.
Elle va courir les plages de Tarifa, de Cadix,entrer dans le Guadal Kebir,remonter jusqu’à Séville.
Aux passants insouciant, et intrépides la senorita Tormenta va les entrener dans un Fandango des plus loco.

De l’ autre pied tu donnes le LA,au RE, de ressac faisant rouler et se percuter les galets, leurs donnant un bruit de castagnettes, bien après Malaga et Elche, il finira par devenir le son des notes d’un Flamenco, Arabo-andalouse.
Il accompagnera les chants du Senor »Alicante.

La sortie du Baranco,un air humide de liberté

Hôtel à un kilomètre sur la route de Marbella.


Il est en sur plomb de la route.
Bonsoir auriez-vous une chambre pour une personne et son prix ?
« Elle 🎹 sur l’ordinateur. »
55€
Voyant que je trouvais cela cher, elle a téléphoné à je ne sais qui.
50€
Bien avec les 5€, vous me rajouter un petit déjeuner ?

Sous un gros orage la patronne, avec un parapluie, m’a accompagné à ma chambre.
Une fois le linge donné.
J’ ai rejoint les hollandais, ils logent là .
La demoiselle m’a préparés une soupe faite de céréales et de légumes désidratés, bonne et consistante.
Au plus âgé,qui me paraissait être le guide du groupe.
tu parles très bien le français.
Oui! j’ ai fais une échange école, travail dans une école d’alpinisme
Prés de GAP, dans Les Alpes, nous recevions les jeunes des quartiers de grande ville nous leur apprenions à skier, faire du sport,et se débrouiller dans la montagne, un peu comme du scoutisme.

Avant leur départ pour un nouveau périple dans la sierra

Sous une pluie battante….

seul sous mon pas de tir de ball-trap