Vendredi 12 décembre 2025

Au marché de M’rirt j’ai trouvé ce pick-up Isuzu.
Pour les sources de L’Oum Rbia « il y a quatre façon de l’écriture ».
L’Oum -er-Rabia est un fleuve il se jette dans l’Atlantique à Souk l’Arba.
Ce n’est pas comme en 2002 ou 2003.
D’Ain Leuh.Nous avions fait les cinquante kms.
À l’arrière d’une Peugeot 504 bâchée transportant un cheval, dans les virages l’animal perdait ses appuis et glissait.
Nous devions le repousser.
C’était un vendredi comme aujourd’hui.
Nous ne voulions pas rester avec les gens de la source, ils sont collant et n’en veulent qu’à votre porte monnaie.
À pied nous avions repris la route de retour vers Ain Leuh.
À une fontaine deux jeunes filles, étaient venues remplir des bidons, elles nous ont invités à passer la nuit dans leurs familles.

Les sources de L’Oum Rbia ont deux particularités. La première, les eaux sortant d’un côté sont salée.
De l’autre, l’eau est douce .

Une des sources salée ici, ils en dénombre quarante.

Boyau aménagé pour accéder à une source d’eau douce quarante Sept

L’ eau est si translucide, je n’ai pas vu qu’elle recouvrait les graviers blanc j’ai gauillé.

Amoureux des arbres un vieux frêne

La nature

La rencontre des deux eaux

C’est pareil qu’en 2002 .
Messieur messieur
Tu Viens chez ma mère elle cuisine Berbère.
Misieur! Ma frangine te fera une tajine .
Sidi si ta encore faim, un couscous à la rescousse.

J’ ai voulu visiter la pisciculture ils ont pas voulu.
Peu de temps après un groupe de Marocain l’a visité.
Une truite et une pomme de terre en papillote dans la braise.
Miam miam !

Une des rares veines de sel à droite en direction de l’aval.

Une ancienne coulée de lave toujours à droite en redescend le fleuve

Sur plusieurs kms à gauche en allant vers l’aval.
Les sources sont salées.
Elles sont reconnaissables à cette herbe verte foncée comme une algue.
La seconde particularité, toutes les résurgences en amont ou en aval.
Des sources principales.
Quant il pleut abondement l’eau traverse des strates de terres 🌋 de différentes couleurs.
L’eau en sortant sera rouge, blanche, verte, grise.D’après les autochtones il y aurait quinze teintes .

Il y a longtemps, sur la carte j’avais vu qu’une piste partait du village d’Ajdir pour rejoindre la route de Midlet.
En passant cette gorge le village d’Ajdir est à deux heures à pied.
Dans ce village sont exploitées les mines de sel.
C’est un sel fossile il date de l’époque où les montagnes se sont soulevées.
L’eau de pluie en s’infiltrant le traverse, et ressort en contrebas salée .

Dans ce bled y a un café et une boutique.
Un homme sûrement un fonctionnaire me demande :

– Mieur! Où allez vous dormir ici il n’y a rien ?
– Chez l’habitant où au café si non dans la forêt.
– Comment ça dans la forêt vous ne pouvez pas.
Il sort un talky walki et prévient tout le village.
Branle bas de combat au douar « hameau ». Le nasarani « chrétien » veux dormir sous les cèdres avec les singes et les mouflons.
Ils sont tous là derrière le maire.
Un des gardes forestiers me dit .
– Vous êtes dans le parc national de Ghenifra.
Notre roi a des chasses privée. Vous ne pouvez pas rester là
Une voiture des gendarmes se pointe.
En milieu de la nuit.

Me voilà devant le préfet et le président de région.
Ce dernier me dit pour circuler vous devez venir chercher un laissé passer.
Il rappelle un des gendarmes lui dit de m’amener dans un hôtel pas n’importe lequel.
L’agent parti, je demande au réceptionniste. Combien coute une chambre et qui va payer ?
– La chambre est à 2500dhs! C’est vous qui payez.
J’ ai fini la nuit sous les oliviers.

En attendant le retour de la voiture de ce matin je marche en regardant les paysages et les coupes de route.

De M’rirt à la source la distance est de 25 kms la route est neuve, j’ ai payé 30 dhs A/R.
Mon taxi comme prévu m’a repris.