Le départ…

Ça y est c’est parti pour l’ aventure. Le bus 520 a tardé à venir.
Au camping le ciel était nuageux, à Marbella il y est tombé une bonne pissée.
À l’extérieur de la gare centrale, j’ ai attendu le n°2 tout en discutant avec un jeune Espagnol.
Il Monte au Mirador, à l’ entrée du chemin.

Le paradis des Botanistes et des ornithologues…

Jebel est bien beau. Aurai-je la force de réaliser se périple montagnard.
Le premier passage est une via ferrata.
Je remonte le long du ruisseau asséché. (Arroyo de las Carihuelas) paradis des Botanistes, dans les parties ombragées et fraiche. La végétation est tropicale avec des palmiers nains en ce moment ils donnent des fruits. Si le sentier n’était pas ouvert, il faudrait le faire à la machette, une sorte de liane plus méchante que nos ronces bouchent le passage.
Les flancs de la montagne sont plus méditerranéen, ou de maquis comme en Corse.
C’est aussi celui des ornithologues, le premier que j’ai vu fut un Troglodyte mignon, se sont presque les mêmes que chez-nous, merles, rouge-gorge, toujours chanteur, la mésange, pinçon, pic, pigeon ramier et bien d’autres…

Le Palmier nain

La rencontre

Mon sac est un peu lourd, le terrain del Arroyo va en pente douce, se qui me permets de contempler la nature.
Après une heure et demie de marche j’arrive devant des ruines. Un panneau indique « Ruinas de la capilla de los monjes« . À une époque des sœurs vivaient là.
Sur un replat une tente était installée, j’ en ai fait le tour en hélant, rien ne bouge, une ou plusieurs personnes l’utilisent de camp de base.
Je m’apprête à manger une pomme. Un jeune homme sort de la tente.
Tu en veux ?
-non.merci.
Ce n’est pas la pomme de Blanche-Neige. (Il n’a pas dû comprendre)
si tu veux les fruits de l’arbre qui dépassent du mur en ruine, ils sont comestibles.

Il est chaussé de chaussures d’escalade très souples et en un rien de temps avec beaucoup de souplesse, il était devant.
Je me rapproche.
-Tu ne cueilles que les plus rouges et molles.
– Ils sont bons les fruits de l’arbousier !
-Oui tu en veux ?
Il m’en donne quelques uns.
-Tu viens d’où et où vas-tu ?
-je viens de Tchéquie et je vais au pic de la Concha.
– Comme moi !

Pendant qu’il repliait sa ⛺ pour reprendre la route je suis partie devant.

L’ Arroyo était plus large de part et d’autre, le maquis s’étalait. Parvenus au point indiquant la « Fuente de cologna« , dans un fouret j’ai planqué le sac, je suis allé voir si il y avait de l’eau, elle était tarie. seule chose les fruits de deux immenses Arbousiers recouvraient le sol.

De retour au croisement, il n’y avait qu’un kilomètre A/r et à plat. j’ai regardé sur les premiers mètres du sentier montant au col s’il était suffisamment large et plat pour y poser ma tente.

Mon compagnon de périple est arrivé.
-Tu ne montes pas avec moi jusque là haut ?
-Non je vais stopper là.
-Ce n’est rien 850m.
À plat ou à 15% il y a une différence. je l’ai suivi.
(Me prenant pour un vieux Berlier à capot long qui avait grimpé mainte fois le Tahir entre la Turquie et l’Iran même a petite vitesse par instant il patinait.)
-si tu veux nous pouvons nous échanger nos « semi-remorques ».
-non merci beaucoup ça ira.
Arrivé au col je posais mon sac.

-regardes !

Col « Puerto de la Adellfilla« 

Du doigt il me montre la montagne,sur une grande plaque rocheuse, un groupe de bouquetins s’en allaient. je sorts et lui tend une paire de jumelles de poche.
-Tu a ça aussi dans ton sac !
-Et plus ! thè ou café.
« Je sors deux sachets que je lui tend. »
-La bouteille d’un litre et demi est presque pleine, il doit y en avoir suffisamment pour ce soir un peu et celui du matin, autrement j’ ai du lait.
-Tu a aussi du lait ?
-si je dois porter trois litres je prends deux litres d’eau et un de lait, il me nourrit.
-Tu ne portes pas un sac mais un super marché.ha! ha!
-C’est cela,tu n’es pas à la fin de tes surprises .


« Chacun de son côté nous avons glané du bois. Pendant qu’il fait le breuvage je monte ma ⛺.

Nous avons mangé un des plats préparés que je trimballe.
Après le repas et qu’il eu planté sa guitoune.
Nous nous sommes mis à discuter (pas formulé comme je l’écris, non dans un patois Anglo ,Franco, Périgourdin, à l’accent de Tchéquie pour lui.)
Devant le feu allumé dans le Tumulus de pierre. Même si la nature est humide nous ne voulons pas tenter le diable.
« Il me racontes »
– Nous les Tchéques et les Slovaques sommes deux peuples différents, nous avons toujours vécu ensemble avec les Tsars, nous avons étés aussi Polonais puis Soviétiques. Et le printemps de Prague en 1968. Après la chute du mur de Berlin, et la fin du communisme en 1989 nous avons décidé de nous séparer .
Les Slovaques se sont tournés vers l’ouest et nous les Tchèques vers la Russie, nos deux peuples sont toujours très très amis.
(Ceci c’est moi qui le rajoute)
Une chose importante à partir des années 1980, les pays étant sous le rideau de fer voulaient leur indépendance c’est Gorbatchev qui va le faire avec la perestroïka.
Certains projets de la C.E ne peuvent se faire sans le rattachement des deux Allemagne en définissent les frontières de l’ Est tout en incluant ses états dans l’Europe.
La vision première des dirigeants Européens est l’avènement de la monnaie unique l’euro.

Bivouac au matin

Il ne faut pas regarder le versant ensoleillé en pensant que le journée va être belle…

mais le côté du versant embrumé, qui n’indique rien de bon….

Si hier soir j’ avais été seul, nu sous les arbustes, en les secouant je me serais douché.
Voilà comment nous nous sommes lavés les mains, la figure et les dessous des bras.

Puerto Benites

De Marbella mon compagnon de sentier m’a quitté.

Marbella vu de son col.


-je dois me presser si je veux arriver au sommet de la Concha. Avant 17h, puis j’ai 2h pour le premier village en contre bas par un sentier classe difficile. Nous nous sommes séparés sans connaître nos noms.
Parfois ceci est préférable de ne pas se souvenir des visages et des noms.
Pour ma part je suis physionomiste comme une taupe, si on me pose trop de questions ou que l’on me brusque je deviens amnésique.
Connaissez-vous l’expression marcher à l’ ombre ou raser les murs. Je ne le fais seulement que les jours de canicule .

Je n’ai pas eu le temps de lui donner un des plats préparés de la supérette. Avec le thé du petit déjeuner nous avons mangé un croisant et un pain aux raisins, en réalité ils sont au chocolat toujours de l’épicerie ambulante.
Pour ma part je veux passer la fin de journée au-dessous sur un grand replat. Le lieu dit se nomme « L’olivar de Juanar« . c’est un grand verger de Châtaigniers, d’oliviers, de cerisiers, de figuiers, cachés entre les conifères . C’est aussi un centre de recherche cinégénique.

Je m’installe au bord de la piste prés du bâtiment fermé par une clôture . ayant besoin d’eau qu’il n’y avait aucune source. Aux promeneurs allant vers Ojen, je demandais le surplus d’ eau en leur possession, ainsi en un rien de temps je me retrouvais avec 5l de flotte, je vais en avoir plus que cela dans Les heures avenir,ceci est une autre histoire.

Une voiture des agents du parc est passée. Apercevant le plat préparé que je tenais en main.
-Senor vous êtes dans un parc naturel le feu y est interdit.
-Non ! non! se sont des pâtes je l’ ai mange froide.
Bien faite attention à vous.
-d’accord, merci !

Dès qu’ils eurent tourné les talons, sur un petit 🔥 discret j’ ai chauffé le plat et un café.
Je venais tout juste de monter la tente qu’il c’est mi à pleuvoir. (Je pense à mon ami qui est dans la montagne.)
Me trouvant là bien installé, je compte y passer la nuit.
Une seconde voiture de garde est passée, eux m’ont obligé de lever le camp et sortir du parc. ils vont revenir, si je suis toujours là ils me sanctionneraient.
Fin de la journée

Vue sur la méditerranée

Au croisement du col Cruz de Juadar. C’est là où nos chemins se sont séparés.

Question que je posais depuis hier, quand allons-nous changer de versant ?

Quelques photos …

Le sentier…

Et la piste carrossables n°2 allant à l’ olivar de Juanar

Le petit feu discret pour cuisiner

La nature est sud de la France avec les arbres énumérés précédemment et les couleurs d’automne (Châtaigniers, oliviers, cerisiers, figuiers, cachés entre les conifères)

Toujours l’Olivar de Juanar (fin de la journée)

Col des trois sapins à la tombée de la nuit.

La falaise sous laquelle j’ ai niché.

L’ Abri sous roche.

À droite le G.R pour la Concha, le replat est à gauche.

Sur le replat que je prenais pour un chemin n’est autre que le passage de gibiers et le lit sablonneux d’ un ruisseau asséché.

Même paysage de haut en bas.